Pourquoi souscrire une assurance habitation ?

Obligatoire pour les locataires, la souscription d’une assurance habitation reste aussi très conseillée pour les propriétaires qui se voient ainsi protégés de l’ensemble des risques encourus par leur bien immobilier. Généralement qualifiée de « multirisques habitation », ces garanties couvrent, en effet, de nombreux événements pouvant survenir et endommager un logement, c’est ainsi le cas pour les incendies, les tempêtes, les inondations, les dégâts des eaux mais aussi d’autres types de problèmes pouvant se présenter, à l’image d’un vol, ou encore les éventuelles blessures causées au propriétaire lui-même, à des tiers ou encore à des animaux.

Couvrant la plupart des dangers que peut renfermer une maison, la réparation de tous les dommages subis, suite à l’un d’eux, aussi bien par l’immeuble lui-même que par le mobilier qu’il renferme, sont alors pris en charge par ce type de contrats, de la même manière que les soins nécessaires à la guérison d’éventuelles blessures présentées par l’un des occupants du bien à l’origine de l’incident ou par des personnes extérieures.

Cette assurance présente, bien entendu, un coût qui varie en fonction de la taille du logement ainsi que de son niveau de gamme ou encore du lieu dans lequel il se situe et également du mobilier qui l’aménage. Impliquant le versement d’une cotisation généralement semestrielle voire annuelle, ces formules permettent donc de bénéficier d’un maximum de garanties, assez abordables, au final, lorsqu’il s’agit de les comparer aux frais que peuvent engendrer les dégâts auxquels est confronté un immeuble. Le montant des franchises, c’est-à-dire des sommes, plus ou moins élevées, qu’il convient de régler, lorsqu’un événement s’est produit, afin de débloquer les prestations prévues, peut aussi avoir une influence sur la valeur des primes.

Lors de la survenue d’un sinistre, le propriétaire ou le locataire doit alors en informer, au plus vite, l’assureur qui, lorsqu’il aura reçu toutes les preuves dont il a besoin, pourra déclencher la procédure permettant à l’assuré de se voir rembourser les biens endommagés, selon les termes prévus dans le contrat. Certaines formules incluent, par exemple, une indemnisation à hauteur de la valeur à neuf pour les appareils électroménagers ou vidéo notamment, tandis que d’autres diminuent les sommes délivrées en fonction de la vétusté de ceux-ci. Comme le souligne Sophie Chabanas, responsable chez AXA, « l’assuré doit documenter le plus précisément possible le dégât subi. Il peut […] fournir des factures, des tickets de carte bancaire, mais également des photos ou des témoignages permettant de prouver que les biens détruits ou volés lui appartenaient ».

Un expert évalue ensuite le montant des prestations qui seront versées, en fonction des différents éléments apportés et ne visite que rarement les lieux, à moins que l’événement ait été suffisamment important, auquel cas l’assuré doit veiller à ce que le bien touché soit conservé en l’état, autant que possible, afin que le professionnel puisse se rendre réellement compte de l’ampleur véritable des dégâts occasionnés pour qu’il ajuste, au mieux, l’indemnisation qui sera délivrée et qu’il est le seul à pouvoir déterminer.